Quand je vais partir, je veux que les grands titres soient: «bonsoir, il est parti»

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Chaque semaine, mon ami et collègue Rodger Brulotte rencontre une personnalité pour son entrevue « En ligne avec … ». Je lui ai donné un petit congé pour lui jouer un tour et inverser les rôles. Voilà donc mon entrevue « en ligne avec » Rodger Brulotte, qui entamera sa 55e année de carrière dans les médias et avec les Expos.

Tu as 76 ans. Pourquoi travailles-tu encore? Tu pourrais jouer au golf en Floride 6 mois par année?

RB : J’y vais un mois par année. Mais 6 mois, non je ne suis pas prêt à faire ça. Je suis bien chez nous, ici (…) Je continue à travailler parce que j’aime ça. Dans la vie, tu travailles aussi longtemps que tu aimes ça ou aussi longtemps que ta santé te permet de le faire. 

Elle est comment ta santé?

RB : Jusqu’à il y a deux semaines, tout était beau selon mes examens. Sauf pour grandir, je n’ai jamais eu de problème de santé!  

C’est vrai que tu n’as jamais pris un seul verre d’alcool?

RB : Jamais. L’ironie c’est que j’ai fait de la publicité pour Molson, Labatt et O’Keefe et je n’ai jamais pris un verre de bière.

Même pas quand tu étais jeune?

RB : J’allais à la taverne avec mes amis quand j’avais 16 ans et moi je prenais ma boisson gazeuse uptown ou mon 7up, eux prenaient leur bière. Ça ne me tentait pas, je n’ai jamais eu le goût. 

Est-ce que parce qu’il y avait de l’alcoolisme dans ta famille ?

RB : Non, mais j’ai vu trop de mes chums faire des gaffes en boisson. En vieillissant, en voyant ça, ça me fait peur. Je trouve que l’alcool, ça gâche de beaux moments. 

Tu ne fumais pas non plus?

RB: Jamais. Ma mère me disait que j’allais grandir si je ne fumais pas. Ç’a n’a vraiment pas marché. 

Tu dors 4 h par nuit, tu manges mal, tu as 76 ans et tu travailles sans arrêt. Comment fais-tu pour t’en sortir?

RB : Oui c’est vrai que je mange mal. Je suis un gastronome sélectif ! Hot dog, hamburger, etc. 

Tu manges la bouffe de stade de baseball dans le fond?

RB : Ah! ah! ah!, c’est à peu près ça. Mais sérieusement, je pense que le secret, c’est d’aimer ce que tu fais. J’ai toujours adoré ce que je faisais. Ça t’enlève du stress. C’est ça qui me donne mon énergie. 





Photo Martin Chevalier / JdeM

C’est quoi le souvenir de Rodger Brulotte que tu veux laisser?

RB : Quand je vais partir, le plus grand signe de respect qu’on pourrait me faire, ce serait que les grands titres soient : Bonsoir, il est parti! 

Voyons Rodger, tu es sérieux ?

RB : Très sérieux. Je suis tellement choyé, tu n’imagines pas, chaque jour, combien de fois on m’aborde encore en me disant : «bonsoir elle est partie». Ça arrive même au salon funéraire. Je me sens mal à l’aise tellement je suis content chaque fois.  

Ç’a commencé quand et comment cette phrase?

RB : En 1983, c’était un match en après-midi. Ç’a sorti tout seul. Jacques (Doucet) m’a dit : tu ne peux pas dire «bonsoir», on est l’après-midi. Je lui ai dit qu’il était le soir quelque part, ah! ah! ah! (…) J’ai été chanceux, j’ai côtoyé plein de grands commentateurs de baseball. Un jour, j’étais avec Harry Caray (une des plus grandes voix de l’histoire du baseball) et un spectateur m’a demandé un autographe. J’ai signé mon nom et avec ses grosses lunettes, Harry m’a dit : c’est quoi ça Rodger ! C’est quoi ta phrase quand il y a un circuit. J’ai dit :«bonsoir elle est partie!» Il a dit, «bon, alors, c’est ça que tu signes». Depuis, chaque fois que je fais un autographe j’écris «Bonsoir elle est partie», Rodger Brulotte. 

Quand on t’appelle, ça dit «Bonsoir elle est partie» sur ta boite vocale

RB : Bien oui, c’est moi. Des gens m’appellent des fois pour me dire de ne pas répondre pour l’entendre. 

Tu sais que parfois je t’écoute analyser le baseball et je suis vraiment en désaccord avec toi

RB : C’est ça que je veux. Je veux que les gens réfléchissent à la maison. Je peux provoquer un peu, je sais. Et c’est la beauté d’un match de baseball. Tout le monde peut gérer à sa façon. C’est le seul moment ou un enfant peut contredire son père sur une stratégie et la papa ne pourra rien dire. 

Tu as de la facilité avec le monde, tu connais tout le monde. Tu aurais été un bon organisateur politique pour t’occuper du financement dans le temps.

RB : Ah! ah! ah!. Ils m’ont tous approché pour être membres, mais aucun ne m’a demandé pour qui je votais. Du financement, j’en fais pour les jeunes. 

Es-tu plus grand que Cole Caufield ?

RB : Ah! ah! ah! Quand on se parle, lui et moi, on se parle dans les yeux, je peux te dire ça! Sur mon permis de conduire, c’est 5 pieds 6. Mais en réalité, c’est plus 5 pieds 4. Ç’a n’a jamais été ma force. 

À part ton épouse, c’est qui l’amour de ta vie?

RB : Sans aucun doute mes parents qui m’ont donné une qualité de vie incroyable. On était dans un quartier défavorisé et je ne le savais même pas. Je ne manquais de rien. Mon chandail, j’ai trois cousins qui l’avaient porté avant moi. Des patins neufs, je n’avais pas ça. Mon premier gant de baseball, je l’ai encore. Ma fierté, ce sont mes parents qui me l’ont donnée, à moi et ma sœur, qui est décédée à 39 ans d’un cancer du cerveau. Ç’a été le pire moment de ma vie 

C’est quoi le plus grand regret de ta vie

RB : De ne pas avoir trouvé un moyen de garder les Expos à Montréal. 

Franchement Rodger, tu ne peux pas te mettre ça sur les épaules

RB : Je sais, mais je regrette quand même. J’aurais voulu trouver un moyen. J’ai travaillé beaucoup, mais je n’ai pas pu convaincre les gens de les garder. Pour moi c’est un échec. Je regardais les Twins et je me disais que ça pourrait être nous. L’équipe était dans la même situation qu’à Montréal et c’est un ancien lutteur, oui, oui, un lutteur, Jesse Ventura, qui était le gouverneur au Minnesota et qui a sauvé l’équipe. Nous, on les a perdus.  

J’ai 35 ans. Quelles sont les chances sur 100 que je revois les Expos à Montréal?

RB : Je vais te donner l’espoir que tu veux bien prendre. J’ai trouvé que le baseball majeur a été malhonnête envers M. Bronfman et son groupe en laissant croire qu’il pouvait avoir une franchise. 

Donc c’est 0 sur 100?

RB : Il ne faut jamais dire 0. Mais chaque année, le coût augmente. 

Je te repose la question. Réponds à ma question. Combien sur 100?

RB : Je dirais un 20% facile

Tu as eu un lien avec la création de Youppi! quand tu travaillais pour les Expos

RB : C’est moi qui m’occupais du dossier et quelqu’un devait l’approuver. Il y avait deux choses que je voulais. Un, que la mascotte soit visible et, deux, que les gens, surtout les enfants, allaient l’aimer. 

Mais c’est quoi Youppi! en fait?

RB : Un nounours.

Un ours?

RB : Non ! Un nounours, ce n’est pas la même chose. Un nounours, c’est quelque chose tu serres dans tes bras. Youppi!, quand tu le serres, tu ne sais pas c’est quoi. Est-ce que c’est un ours? Tu ne le sais pas. Est-ce que c’est un chat? Tu ne le sais pas. Mais tu le serres parce que tu l’aimes. 

Tu l’as déjà fait Youppi!?

RB : Ah! ah! ah!. Non, le costume est trop grand. 



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